Je me suis souvent demandée si la majorité des gens étaient stupides. Objectivement. Si ils peinaient à comprendre des principes basiques, à suivre un lien de cause à effet. Cela fait quelques jours que je vois des articles concernant la possibilité outre-Atlantique pour les chasseurs de certains Etats, donc l'Alaska, de tuer des ours en hibernation ainsi que des loups aux moment de la période critique pendant laquelle les louveteaux sont dans la tanière. J'ai aussi appris qu'en France, les loups continuaient à être massacrés et que la pérennité de l'espèce était menacée. Sans surprise. C'était le but avoué de tous ceux aux commandes. Certains pensent qu'il est encore possible de renverser la vapeur. Qu'il s'agisse de l'autre côté de l'océan ou ici, j'en doute. Ceux qui sont au pouvoir ne le souhaitent pas et ils ont les moyens d'arriver à leurs fins.
J'ai toujours été étonnée par la capacité des humains à être un ensemble aussi hétérogène et homogène à la fois. Nous partageons des traits communs qui nous aident à nous reconnaître, rien de nouveau. Mais alors que certains pensent de manière logique et sont brillants, d'autres font preuve d'une étroitesse d'esprit, d'une vision à long terme définitivement défectueuse et d'une capacité à ne pas voir l'évidence alors qu'elle est secouée sous leur nez.
Des études très nombreuses ont montré qu'un humain au sein d'un groupe est différent d'un humain seul. La pression sociale le fait se conformer au groupe. Ils prennent des goûts affichés communs, des avis communs. Les plus forts en tirent une satisfaction d'être ceux qui donnent la tendance dans leur groupe. D'autres plus faibles dans le groupes suivent dans l'espoir de ne pas être mis de côté. Et au final, un groupe peut ainsi être aussi dynamique et faire preuve d'une intelligence incroyable qu'être un groupe informe et stupide. Ce n'est pas une question de QI, c'est une question de groupe. Les gens plus éduqués ont tendance à moins céder à la pression sociale, mais en réalité, personne n'est à l'abri d'un groupe sans visage, dirigé par des gens bien trop bêtes ou trop mal intentionnés. On peut même le remarquer en ligne, pas seulement dans la vie réelle. En ligne, un groupe aime son identité, aime avoir raison, aime souvent être meilleur qu'un autre groupe, est plutôt dans l'exclusion face à un nouveau membre. Etre dans un groupe signifie avoir une identité et un semblant de famille, trouver quelqu'un avec qui critiquer l'autre... Céder à ces sirènes là n'a rien d'étonnant, à vrai dire, c'est très humain. On aime tous avoir l'occasion de souligner ce que les autres n'ont pas, ont en trop, font bizarrement. On aime appartenir à un groupe.
Mais définitivement, avec les années, je préfère appartenir à des groupes qui cherchent plutôt à avancer en bien, à réfléchir à long terme. Le côté exclusif ne me choque pas. Le côté complicité non plus. Mais ne penser qu'à son propre petit avantage sans voir les dégâts sur le long terme comme le font ceux qui dirigent aujourd'hui, c'est faire preuve d'irresponsabilité. Et pire encore, l'ancienne génération se hâtera d'accuser les plus jeunes pour le monde en faillite. Il n'y a pas de zone "sûre" aujourd'hui et malgré la colère, j'espère simplement avec tristesse que tout ça s'arrêtera avant qu'il ne soit trop tard. Malgré le monde roulant allègrement vers le mur, les actions, même isolées, ne sont jamais vaines.
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