Je me souviens de ce premier jour où j'ai reçu un ordinateur. J'avais eu la chance qu'il me tombe dans les mains assez jeune. Je n'ai pas fais usage d'internet avant un moment, mais cela ne m'a pas empêchée de profiter de ce que m'offrait cet outils : La possibilité d'écrire, sans avoir à raturer, sans avoir à trouver des feuilles. Une feuille infinie. J'avais accès au net sur un ordinateur plus familial et en profitais pour enregistrer des images, des sons... L'inspiration bouillonnait dans ma tête et dans mes doigts, j'ai écris ma première histoire, ô combien juvénile mais que je regarde avec une certaine tendresse, maintenant, alors que je n'avais pas 10 ans.
Puis d'autres opportunités d'écrire se sont présentées à moi, dont certaines en communauté. Et là où l'école avait fortement failli, c'est à dire à améliorer mon orthographe, ma grammaire et ma logique, je trouvais sur ce terrain de jeu un terreau fertile pour alimenter mon imagination, ma créativité, mais aussi mes capacités en français. L'idéal. Cela n'a pas été du jour au lendemain, mais cela a sans aucun doute eu plus d'impact sur ma capacité à écrire que n'importe quel exercice d'école.
Cette imagination était alimentée aussi par la lecture, bien sûr... Et n'a jamais été éteinte ou étouffée par la réalité. Le plus dur était toujours de se rendre compte de ses limites. Cette réalité qui coupe tout portail vers la magie, le surnaturel, ou tout est aseptisé, impossible si non démontrable scientifiquement...
Et le jour où on accepte que cette réalité qu'on nous vend n'est pas forcément la vérité, une certaine part de soulagement s'empare du rêveur, de l'imaginatif. Oui, on peut trouver la magie dans cette réalité. Il faut ouvrir les yeux, regarder autour de soi. Se faire confiance, même si ces années de conformisme murmuraient que c'était impossible. Pour toujours, la séquelle qu'est le doute persiste... Mais les tripes, elles, parlent.
Et ma foi, tant que ma vision des choses n'empiète pas sur celles des autres, et que les explications sont encore impossibles... Un doute est toujours permis.
Parfois, l"imagination nous montre des paysages impossibles, des âmes magnifique mais lointaines... Libre à nous d'accepter de nous y aventurer tout en tolérant cette réalité que la vie nous impose.
Si cela fait du bien, si cela semble réel, si cela ne blesse personne... Mieux encore, si on en voit les effets, quel besoin que les autres y croient ou partagent le voyage ?
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