Il est définitivement une chose qui participe à avancer. "Le lâcher prise", comme ils nomment ça. Et je dois dire être plutôt d'accord. Avec ce "letting go". Il existe tant de façons de laisser aller une personne, une situation. Lâcher la main, pour un instant ou pour toujours, laisser passer une situation au loin sans s'y précipiter. Accepter de ne pas être en contrôle.
Le contrôle. Un nerf de la guerre. Nous souhaitons contrôler ce qui nous arrive. Ce qui arrive à la planète. Ce qui arrive à ceux qui nous entourent. En leur montrant une voie que nous pensons positive, nous ne faisons que maintenir leur main dans la notre. Protecteurs. Et au final, surtout pour nous que pour eux. Lâcher la main pour accepter que la personne soit en contrôle de sa propre vie, lâcher notre propre contrôle sur la sienne.
Je n'ai jamais été une grande fan de lâcher quoique ce soit. Et lorsque je le faisais, il était bien trop tard. Pour moi comme pour la personne en face, ou la situation, d'ailleurs. C'est une chose qu'on réalise bien après avoir été échaudé, dans mon cas en tout cas, c'est ainsi que ça s'est passé.
J'ai toujours mis un point d'honneur à vouloir régler les choses autour de moi, le papier à musique, c'est toujours plus joli que le foutoir, dira mon instinct. Et plus rassurant, aussi.
L'ennemi du lâcher prise, c'est l'angoisse. C'est la perte de repère.
On se rend parfois aussi compte, c'est mon cas, que les repères sont en réalité plus fluides qu'on aimerait. Il arrive que les choses changent. Les tendances à aimer la routine, le chez soi, tout cela est profondément ancré chez les personnes les plus habituées à ne pas avoir leurs habitudes changées...
Le plus dur est de lâcher prise sur ses habitudes. Laisser la peur derrière soi. Et oser, malgré tout. Rester positif.
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