jeudi 16 mars 2017

Of family : Fanaux et deception

Famille : "Ensemble des générations successives descendant des mêmes ancêtres ; lignée " "Ensemble des personnes unies par un lien de parenté ou d'alliance".

C'est un terme particulier, avec tant de facettes que certains y incluent uniquement le sang. D'autres le cœur. D'autres décident que c'est un mot qui n'a plus de sens et choisissent d'autres termes. Cercle proche. Proches. Des personnes pensent que leur famille est leur bien le plus précieux, d'autres bafouent ces soi disant règles de la nature en reniant jusqu'à leur progéniture. Je ne parle pas ici de l'instinct, mais bien d'un choix, celui qui se fait au delà des hormones, de la chimie du cerveau et de l'attachement, mais bien par choix, même des années après. D'autres, au contraire, se dévouent pour les leurs et fabriquent à leur manière un groupe soudé, souvent au delà du terme famille.

Je me souviens du premier jour où j'ai été déçue par ma famille. C'était après un décès, qui m'avait laissée profondément remuée. Et toute la famille aussi, d'ailleurs. Comme chaque système, lorsqu'un membre majeur en disparaît, les membres se réorganisent. Certains cherchent la stabilité, d'autres le pouvoir. Et tout un groupe peut ainsi se déliter et devenir sujet aux problèmes. Clairement : Aux relations pathologiques. Si tous les membres arrivent à retrouver une place qui leur convient, tout va bien. Si les rôles entrent en conflit, le groupe change et devient vite compliqué.

Petite, j'avais vécu dans l'illusion (ou peut-être n'en était-ce pas une, et que les choses ont réellement changé) que ma famille était soudée, soutenait les autres et s'opposait à toutes ces familles qui pourrissaient autour des secrets et des ragots, des faux semblants. Suite à ce décès, arrivé dans mon adolescence, j'ai vu les gens changer. Changer de comportement, même de visage. Les gens parlaient bien plus dans le dos. Les critiques étaient plus faciles. La communication se rompait. De petits noyaux de formaient, ça et là, au lieu d'un seul groupe. C'est le jour où j'ai réalisé que passer du temps avec 'cette famille' m'était plus pénible qu'enthousiasmant que j'ai subi le contrecoup du deuil.

Aujourd'hui, le terme famille est très limité à mes yeux. Je n'y inclue que peu de personnes volontairement. Je ne souffre pas de l'éloignement des autres. Parfois même les voir me fait me demander pourquoi je m'impose ça.

Eh oui, pourquoi. Pour une raison assez étrange qui encore aujourd'hui me pose question : Faire une famille, qu'est-ce que ça prend ? A quel moment est-ce que les couples, par exemple, passent de l'idée d'être des amants à celle d'être une famille ? Au moment où ils se marient ? Où ils ont un enfant ? Où ils décident d'habiter ensemble ? Où tout simplement ils décident de s'aimer et de braver les tempêtes ? C'est une question en tâche de fond, comme tant d'autres. Une chose est sûre, en tout cas, cette famille là, quand elle est là, est une famille choisie. Et quel plaisir de pouvoir simplement choisir ceux qui sont autour de nous. Ne pas céder aux sirènes des bien pensants qui disent que la famille est tout. La famille qu'on se choisit, probablement.

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