jeudi 20 avril 2017

Of loyalty : La tour de guet

J'ai toujours eu une tendance assez naturelle à apprécier la loyauté. En tant que telle. La qualité en elle-même, même si elle ne m'était pas adressée. Ce serait hypocrite de dire que je n'apprécie pas qu'elle soit dirigée vers moi, évidemment. J'ai toujours apprécié ça chez ceux qui m'entourent. La loyauté mutuelle a quelque chose d'extrêmement gratifiant et sécurisant.

Il n'y a rien d'étonnant à ce que je m'entoure de peu de personnes. En particulier parce que je n'aime pas partager mes secrets avec n'importe qui, surtout quand je sais que je ne peux pas tout aborder. Les gens dans mon cercle restreint n'ont pas de souci avec qui je suis. Ce que j'aime. Ce que je décide. Car cela ne les exclue jamais, je les garde auprès de moi avec plaisir. Je fais front commun avec eux. Si ils peinent, je peine avec eux pour les aider. Si ils veulent se lancer, je fais mon possible pour les soutenir. Je fais mon possible pour mettre à leur disposition tout ce que j'ai en terme de soutien moral, physique, juste une présence sans mot, parfois. Ce genre de relation se passe de grands discours, lorsqu'on retombe dans des émotions si profondes. Bâtir un mur de calme contre tout ce qui attaque au dehors.

Le respect pour ceux qui le méritent et s'épaulent sans flancher. Pour ceux avec qui les choses ne sont pas simples mais sont apaisées. La loyauté n'est pas suivre bêtement un leader, bien au contraire. C'est une sorte d'amour, sans romance obligatoire, mais un amour pour la liberté d'autrui et pour sa propre liberté, mais choisir de rester ensemble et avancer, non pas par intérêt superficiel, mais par une authentique volonté venant de soi. C'est un groupe, pas forcément le plus grand, pas forcément le plus accueillant lorsqu'on est à l'extérieur. Mais en y entrant, c'est être sûr que les gens à l'intérieur seront là pour toi, en sachant que tu seras là pour eux.

J'étais presque étonnée d'avoir un écho si rapide de celle qui m'a occupé l'esprit un moment depuis ce début de mois où nous nous sommes rencontrées. Et je lui ai découvert des tendances de sentinelle prononcées. Non pour obtenir quelque chose de moi, mais simplement pour m'alerter, m'apaiser, aussi. Et parler de tout ce qui peut graviter autour de moi. Tout ce qui voudrait se cacher le placard. Ensemble, nous avons simplement échangé. Déroulé le tapis rouge aux souvenirs, en profondeur, sans fard. Au contraire, j'ai pu expliquer les choses avec calme. Recevoir un avis extérieur. Simplement exposer les pourquoi, les parce que, la volonté de ne pas alimenter un feu déjà mort. La lassitude.

Qu'elle m'ait expliqué les choses assez sommairement m'a suffit, à vrai dire. Et puisque je sais que tu lis, même en français que tu dis maîtriser peu, sache qu'il n'y a rien à regretter et que ce n'était pas aller au delà des limites. Tu me fais penser à une chanson en particulier, d'ailleurs : "But did you know, that when it snows, my eyes become large and the light that you shine can be seen." Ces derniers jours, j'ai la sensation qu'il neige tous les jours, et quel sensation exceptionnelle...

1 commentaire:

  1. Never seemed so important to create an account anywhere just for someone. I'm here for you don't worry. Love you!! :)

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